L’organisation  Environnement Ressources Naturelles et Développement (ERND Institute) a organisé une conférence de presse ce lundi 06 Décembre 2021 au centre Béthanie de Kinshasa Gombé sous le thème les autochtones pygmées expulsés du parc national de Kahuzi-Biega à la quête de la justice pour la reconnaissance des droits à leurs terres traditionnelles.

C’est dans  le  cadre de son Programme de sécurisation  des droits fonciers et forestiers des peuples autochtones pygmées et communautés locales dans le domaine de la  conservation, de l’exploitation des forets et de la gestion des terres coutumière exécuté  avec l’appui  technique  et financier de la Rainforest Foundation Norvège(RFN) que l’ERND Institute a invité la presse tant nationale qu’internationale pour faire le plaidoyer en faveur des peuples autochtones et les communautés locales.

Ainsi, ERND Institute appelle les autorités congolaise d’Adopter les politiques en vue de la reconnaissance, la réintégration sur leurs terres ancestrales, et garantir les droits foncier, coutumier des Peuples autochtones, même dans le domaine de la conservation ;

Œuvrez pour la conservation basée sur les droits des communautés locales et PA ;

Sécuriser juridiquement les terres et terroirs ancestrales  des autochtones pygmées telle est le plaidoyer de l’ONG ERND Institute en faveur des autochtones pygmées batwa plus particulièrement expulsés de leurs terres traditionnelles depuis la création du parc National de Kahuzi Biega dans la province du Sud Kivu par ordonnance loi n°70./316 DU 30 Novembre  1970 qui est passé de 60.000 à 600.000 hectare en 1975.

En érigeant la terre des peuples autochtones en parc  et sans tenir compte des droits qu’ils avaient sur leurs terres traditionnelles, cette situation va mettre dehors 6.000 PA Batwa et aujourd’hui cette communauté est estimée à plus de 20.000. qui se retrouve en train d’errer dans la nature et vivant même sur la terre appartenant à d’autres communautés   où ils sont privé à l’accès à la terre et aux ressources naturelles mais aussi ils ont des difficultés d’accéder au service sociaux de base.

Il faut noter qu’en milieu rural la terre constitue la source des revenues par excellence.

Il est également rapporté des violences dans les villages  riverains du parc lors des opérations pour interdire la population la présence humaine dans le parc, ce qui est à la base des violences des droits de l’homme. Des situations déplorables qui affectent la paix sociale et accentue la vulnérabilité des communautés.

Faute de trouver gain de cause, à l’interne, les victimes ce sont tourner vers la commission africaine des droits de l’homme et des peuples qui se déclarée saisie en 2009.

Le coordonnateur Justin shiba Sengey est revenu sur l’objectif de cette démarche :

Le dossier est traité à deux niveaux :

  1. Au niveau des mécanismes nationaux, notamment la cour de cassation
  2. Et au niveau de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples

Où également ils attendent une décision.

L’objectif poursuivi par ERND de ce plaidoyer c’est  d’avoir une jurisprudence   qui pourrait être utilisé pour d’autres cas similaires et cela pourrait aider à prendre des décisions judiciaires en faveur des populations autochtones et communautés locales qui se retrouveraient dans les mêmes conditions actuellement.

AINSI donc, un rappel est fait aux autorités congolaise de tenir compte que les droits de l’homme ne doivent pas s’appliqués d’une manière discriminatoire comme ce le cas aujourd’hui pour les pygmées batwa alors que pour les autres, les solutions ont été déjà trouvé.   Notamment pour le cas de communauté de EPOLO.

ERND Institute espère voir  la demande de ce peuple satisfaite. A  savoir :

  • la réintégration dans leurs terres traditionnelles ou
  • la relocalisation dans les terres qui répondent aux mêmes critères que le leur afin de retrouver leur vie naturelle et contribuer ainsi à la conservation de la nature.